«Nous sommes fiers d’y être parvenus»

Le 8 juillet 2017, la tempête du siècle a détruit la boucherie Klauser. Cette entreprise familiale située à Uerkheim, dans la région de Zofingue (AG), a dû repartir de zéro.

Edgar et Christina Klauser ont redémarré du bon pied.

«Nos saucisses au curry sont une spécialité authentique», raconte Christina Klauser en emballant les aliments à la couleur jaune caractéristique. «Il est fort possible que nous ayons été les premiers à en vendre, il y a 30 ans», sourit-elle.

Derrière son comptoir, l’épouse d’Edgar Klauser examine la disposition des produits. Son mari se souvient: «Le 8 juillet,  nous avons nettoyé le magasin avec  l’intention de partir en vacances. Puis la tempête est arrivée et l’Uerke a débordé de son lit.»

Le travail d’une vie détruit

Avec sa famille, il retourne immédiatement à son local, assuré à la Mobilière. Tous ensemble, ils empilent des tapis   en caoutchouc devant la porte du magasin. En vain: les flots sont bien trop puissants. La famille n’a d’autre choix que   de se mettre en sécurité et de regarder depuis son balcon les masses d’eau se déverser dans la rue. La tempête qui frappe la région de Zofingue détruit presque entièrement le magasin ouvert il y a 77 ans par les parents des frères Klauser, les gérants actuels.

Après la tempête, la famille reçoit beaucoup d’aide: la fille d’Edgar Klauser fait  appel aux associations du village voisin   et le lendemain, une bonne partie du  matériel détruit est enlevé. Deux jours après la crue, les locaux ont pu être nettoyés et désinfectés.

Une telle reconstruction est un tour de force, et pas seulement physique: «J’étais frustré. Nous ne savions même pas si nous voulions reprendre notre activité», confie Edgar Klauser. Mais le soutien de toute la famille, des villageois, des amis et des connaissances donne la force nécessaire aux Klauser pour tout recommencer.  «Nous voulions absolument proposer nos ropres produits pour la réouverture. Nous sommes très fiers d’y être parvenus.» emballe les tranches. Cette famille n’oubliera pas de sitôt les dégâts que l’eau peut occasionner. «On voit des images à la télé, on en entend parler à la radio, mais quand on est personnellement touché, c’est une tout autre histoire», explique Edgar Klauser.

À 60 ans, Edgar Klauser ne pense pas à la retraite. «Nous avons tant investi dans le magasin et l’avons entre autres agrandi. C’est ma santé qui me dira quand arrêter.»

Encore mieux qu’avant

Christina Klauser découpe un salami et emballe les tranches. Cette famille n’oubliera pas de sitôt les dégâts que l’eau peut occasionner. «On voit des images à la télé, on en entend parler à la radio, mais quand on est personnellement touché, c’est une tout autre histoire», explique Edgar Klauser.

Tous sont ravis que leur boucherie ait repris une activité normale. Elle marche même mieux qu’avant et reçoit de nombreuses commandes pour son service traiteur. «Nous n’avons vraiment pas le temps de nous ennuyer.»