«J’aime beaucoup le style des années 50»

Conseiller en assurances à l’agence générale de Coire, il a la passion des Vespas. Jörg Schlegel (36 ans) évoque son penchant pour le mythique scooter, le travail de détective et son amour du passé.

Vous aimez les choses du passé ...

Oui. Si je n’étais pas devenu conseiller en assurances, je serais peut-être historien. Ce sont surtout les années 40 à 60 qui me passionnent. Et pas uniquement à cause des Vespas. Je m’intéresse aussi beaucoup à la accordait alors beaucoup d’attention. Tout avait plus de style que de nos jours. C’est cela qui me plaît.

Qu’est-ce qui vous motive?

Mon but est de faire revivre l’histoire des Vespas et de les faire rouler à nouveau. Dans la mesure du possible, je préfère les laisser dans leur état d’origine plutôt que de les restaurer de fond en comble. Ainsi, elle conservent tout leur charme. Par exemple, une rayure dans la peinture ou un autocollant sur la carrosserie rappellent que le véhicule a une histoire. Pour trouver des pièces de rechange, il faut parfois effectuer un véritable travail de détective. J’en trouve beaucoup en Italie, mais il m’est aussi arrivé d’en trouver aux Etats-Unis, en Uruguay ou en Angleterre.

Dans votre collection, il y a-t-il un modèle que vous préférez?

Oui, la Vespa 98, de 1947. C’était le tout premier modèle construit. Des ouvriers communaux l’ont trouvée dans un bois où ils travaillaient. Elle n’avait plus de moteur et était dans un état pitoyable. Elle a fait pas mal de chemin avant d’arriver jusqu’à moi. Aucun des carrossiers auxquels je m’étais adressé n’a voulu s’en occuper. Selon eux, il n’y avait plus rien à faire. Elle a dormi dix ans dans mon atelier, jusqu’au jour où je me suis décidé à la r estaurer. J’ai trouvé un moteur en Italie, j’ai fait refaire certaines pièces et je l’ai complètement remise en état. D’après le numéro de cadre, ce doit être la plus ancienne Vespa immatriculée en Suisse.

Vous les conduisez aussi vos Vespas?

Evidemment! Dernièrement, j’ai fait une randonnée de quatre cols au guidon d’une Vespa de 1952. Et dans le film «Je m’appelle Eugen», Beat Schlatter conduit un triporteur Vespa APE de ma collection.