Blick in ein Büro. An einem Tisch sitzen drei Personen und besprechen etwas.
La santé mentale en entreprise

Comment les PME peuvent prévenir les absences

Identifier à temps les situations de stress psychique, apporter le soutien nécessaire et prévenir les absences prolongées

C’est la deuxième fois en quelques semaines que la cheffe de projet est absente pour maladie. Au sein de l’équipe, les heures supplémentaires s’accumulent et certaines tâches importantes ne peuvent malheureusement pas être exécutées. Ce genre de situation peut arriver dans n’importe quelle PME. D’où l’importance de veiller au bien-être psychique des collaboratrices et collaborateurs et de savoir identifier les premiers signes de stress.

  • Temps de lecture: 5 minutes
  • Dernière mise à jour: septembre 2026
  • 3
    Nouvelle contribution

Pression des délais, tensions au sein de l’équipe, difficultés personnelles: de nombreux facteurs peuvent affecter la santé mentale du personnel. Les conflits sur le lieu de travail jouent notamment un rôle important. Selon une étude menée par SWICA et WorkMed, 57% des incapacités de travail pour raisons psychiques sont déclenchés par des problèmes qui se sont aggravés sur le lieu de travail. 

Les incapacités de travail liées à des troubles psychiques durent en moyenne 218 jours. Dans 95% des cas, elles commencent par un arrêt de travail à 100%. Pour une PME, une absence aussi longue peut vite devenir difficile à gérer: il faut réattribuer les tâches, répondre aux demandes de la clientèle et trouver des ressources supplémentaires. 

Agir en amont présente donc de nombreux avantages: pour garantir non seulement la santé des équipes, mais aussi pour la continuité de l’activité et la maîtrise des primes d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie.

«
Les difficultés psychiques ne surviennent généralement pas du jour au lendemain. Des signes d’alerte apparaissent souvent assez tôt. Les repérer et prendre le temps d’en parler peut éviter bien des problèmes.
»

Mario Cotichini - Responsable de Team GSE à la Mobilière

Les situations de stress au travail qui peuvent avoir un effet déclencheur

Les situations de stress psychique résultent rarement d’un seul facteur. Ce qui compte, c’est l’équilibre entre les contraintes auxquelles une personne est confrontée et les ressources dont elle dispose. Des exigences physiques telles que le bruit, un travail pénible ou des horaires défavorables peuvent également accroître la charge de stress. Les mesures de prévention doivent donc prendre en compte à la fois l’organisation du travail, la collaboration au sein de l’entreprise et les conditions de travail physiques.

Pourquoi les cadres avec fonction dirigeante ont un rôle essentiel à jouer

Les responsables d’équipe identifient souvent assez tôt les changements de comportement. Il n’est toutefois pas de leur ressort de poser un diagnostic. Leur rôle est avant tout de faire part de leurs observations, d’écouter et d’ouvrir le dialogue avec la personne concernée pour déterminer avec elle les prochaines étapes.

Il est particulièrement important d’aborder les conflits suffisamment tôt et de manière constructive. Selon la situation, une médiation, un aménagement des tâches ou un changement temporaire du cadre de travail peuvent contribuer à apaiser les choses.

«
Les collaboratrices et collaborateurs n’attendent pas de leurs responsables qu’ils leur apportent une solution thérapeutique. Le simple fait d’écouter les personnes en difficulté et de réfléchir avec elles à des solutions peut déjà faire une grande différence.
»

Christian Hügli - Responsable de Team Case Management à la Mobilière

«
On ne s’intéresse souvent à la santé mentale au travail que lorsque des problèmes surgissent. La prévention doit pourtant commencer bien avant.
»

Andrea Aldous - Responsable Case Management et GSE à la Mobilière

«
Mettre en œuvre une culture d’entreprise basée sur la confiance est l’un des meilleurs moyens de prévenir les situations de stress qui s’installent dans la durée.
»

Mario Cotichini - Responsable de Team GSE à la Mobilière

Comment la Gestion de la santé en entreprise peut fournir un soutien

La santé mentale est un élément clé d’une gestion durable de la santé dans le cadre professionnel. 

Les structures qui adoptent une démarche systématique de promotion de la santé favorisent la motivation du personnel, la stabilité des équipes et une culture d’entreprise saine sur le long terme. 

La Mobilière accompagne les PME avec des solutions de gestion de la santé en entreprise (GSE) pour agir en amont sur les risques et préserver durablement la santé des collaboratrices et collaborateurs. 

Repérer les signaux d’alerte

Plus les situations de tension sont détectées tôt, plus les chances de prévenir une incapacité de travail prolongée sont élevées. 

Au niveau individuel

Faites attention aux changements de comportement, notamment: 

  • Difficultés de concentration 
  • Augmentation du nombre d’erreurs 
  • Repli sur soi ou mise en retrait de l’équipe 
  • Irritabilité ou hypersensibilité 
  • Baisse de motivation 
  • Absences de courte durée répétées 

Au niveau de l’équipe 

L’évolution de la dynamique d’équipe peut également révéler une situation de tension: 

  • Multiplication des conflits 
  • Hausse du taux de rotation du personnel 
  • Dégradation de la collaboration 
  • Augmentation des absences 
  • Baisse notable de la motivation 

Un signe isolé n’est pas nécessairement préoccupant. En revanche, lorsque plusieurs de ces signaux apparaissent sur une période prolongée, il est utile d’y prêter une attention particulière.

Ce que les PME peuvent faire concrètement

De nombreuses mesures de prévention efficaces peuvent être mises en œuvre, même au sein de petites et moyennes structures.

1. Rechercher le dialogue

Les cadres avec fonction dirigeante n’ont pas à poser de diagnostics. Évoquez avec la personne concernée des faits concrets que vous avez observés, écoutez-la avec bienveillance et examinez ensemble le soutien qui peut être apporté. 

Exemple pratique: un entretien de suivi régulier n’a pas besoin de durer longtemps. Poser simplement la question «Comment vous sentez-vous en ce moment par rapport à votre charge de travail?» peut déjà permettre d’obtenir de précieuses indications. 

2. Sensibiliser les managers

Les responsables hiérarchiques sont souvent les premières personnes à déceler un changement de comportement. Il est donc essentiel de les sensibiliser aux problèmes de santé mentale. 

Question pratique pour les PME: vos responsables d’équipe savent-ils comment réagir face à des collaboratrices ou collaborateurs qui semblent surmenés? 

3. Évaluer régulièrement les conditions de travail

Ne vous intéressez pas uniquement aux mesures mises en place: considérez aussi l’équilibre entre les contraintes et les ressources disponibles. Cela comprend notamment:

  • Une charge de travail réaliste et une bonne planification 
  • Des rôles et des responsabilités clairement définis 
  • Une communication transparente et une gestion précoce des conflits 
  • Des conditions de travail physiques adaptées 
  • Une marge de manœuvre suffisante et un bon soutien au sein de l’équipe 

4. Miser sur la Gestion de la santé en entreprise

Beaucoup d’entreprises appliquent déjà certaines mesures de promotion de la santé sans pour autant les inscrire dans une démarche de Gestion de la santé en entreprise. 

Une approche structurée permet de déceler les difficultés de manière précoce, de réduire les risques et de préserver durablement la santé des collaboratrices et collaborateurs. 

5. Proposer des solutions flexibles

Des horaires flexibles, un aménagement temporaire des tâches ou une réduction du temps de travail peuvent grandement soulager la personne concernée. En cas d’incapacité de travail déjà déclarée, une reprise partielle (temps partiel selon avis médical) peut aussi être envisagée. L’objectif est de trouver une solution viable, compatible avec la capacité de travail résiduelle et le poste occupé. 

Votre entreprise est-elle bien préparée?

De nombreuses entreprises mettent déjà en œuvre certaines de ces mesures, souvent sans en avoir conscience. Dans le même temps, la pratique montre qu’il existe encore un potentiel souvent inexploité, notamment en matière de prévention. Dans quelle mesure votre entreprise est-elle bien préparée aujourd’hui? Les éléments suivants vous aideront à y voir plus clair. 

Les responsables d’équipe savent reconnaître les signaux d’alerte typiques des difficultés psychologiques.

Les membres du personnel savent à qui s’adresser en cas de problèmes liés au stress.

La santé et le stress sont des sujets régulièrement abordés lors des entretiens.

Les conflits sont évoqués dès qu’ils apparaissent.

L’assureur ou le service de Case Management sont sollicités rapidement pour les cas complexes ou de longue durée.

La charge de travail fait l’objet de contrôles réguliers.

Des processus clairs sont établis pour encadrer le retour au travail après une absence prolongée.

Lors de la reprise, les tâches, le taux d’activité et les ajustements nécessaires sont discutés concrètement.

L’entreprise s’implique activement dans la promotion de la santé sur le lieu de travail.

Que faire lorsqu’une situation de souffrance est déjà installée?

On ne peut pas prévenir toutes les difficultés en matière de santé mentale. C’est pourquoi il est important d’agir vite et de manière coordonnée. 

Suivre les étapes suivantes peut être utile: 

  • Ouvrir le dialogue et faire part de ses observations concrètes. 
  • Passer en revue les conditions de travail, les tâches attribuées et le taux d’activité. 
  • Avec l’accord de la personne concernée, identifier les tâches qu’elle se sent encore capable d’accomplir. 
  • Faire appel suffisamment tôt à son assureur ou au service de Case Management, en particulier pour les situations complexes ou qui s’installent dans la durée. 
  • Maintenir le contact pendant l’absence pour maladie et planifier le retour au travail de manière précoce. 

Un arrêt de travail total n’est pas toujours la seule option. Une capacité de travail partielle ou un retour progressif peuvent se révéler très bénéfiques, à condition que la démarche soit validée médicalement et adaptée au poste. 

«
Le retour au travail ne commence pas le jour de la reprise effective. Il se prépare déjà pendant le congé pour maladie, grâce à une bonne planification et à des échanges réguliers.
»

Andrea Aldous - Spécialiste Case Management

Questions et réponses

Ce guide vous a-t-il été utile?