la Mobilière

Quelque 2500 sinistres dus à la grêle

Les orages de grêle qui se sont abattus en Suisse depuis ce week-end ont laissé des traces très visibles, principalement en Suisse romande. Pour l’instant, quelque 2500 dommages ont été déclarés à la Mobilière, pour un montant qui pourrait avoisiner les 5,5 millions de francs. Afin d’améliorer les prévisions de grêle et les alertes correspondantes, la Mobilière soutient la recherche grâce à un réseau de mesure de la grêle unique au monde.

Ces intempéries montrent clairement pourquoi, en Suisse, la grêle est le risque naturel le plus coûteux après les inondations. Il a suffi de quelques minutes de violentes précipitations pour causer des dégâts se chiffrant en millions de francs aux véhicules, aux bâtiments et aux cultures agricoles, principalement dans le Jura, dans le canton de Fribourg et dans le Nord vaudois. Ces chiffres sont encore susceptibles d’augmenter car les dégâts ne sont pas toujours annoncés immédiatement.

La grêle a causé d’importants dégâts sur les voitures, pour une somme estimée pour l’instant à 3 millions de francs. Afin d’aider sa clientèle touchée par ces intempéries, la Mobilière ouvrira des centres d’expertise pour les véhicules endommagés par la grêle à La Chaux-de-Fonds, à Bulle, et à Plaffeien.

La recherche pour améliorer les prévisions météo

Les épisodes de grêle surviennent sur de petites surfaces et sont difficilement prévisibles. Le Laboratoire Mobilière de recherche sur les risques naturels à l’Université de Berne (voir encadré) et l’Office fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse ont pour objectif de mieux comprendre ce phénomène. Le réseau de mesure de grêle financé par la Mobilière dans le cadre de son engagement sociétal a pour but d’améliorer le système de prévision et d’alerte.

Unique au monde, ce réseau se compose de 80 capteurs de grêle entièrement automatisés dans les trois régions les plus fortement exposées: le Jura, la région du Napf et le sud du Tessin. Les capteurs enregistrent la taille des grêlons, l’énergie de l’impact et le moment où survient l’averse de grêle.

Le réseau de mesure a été terminé en 2020 avec l’installation des derniers capteurs dans la région de Delémont. Hier, les capteurs du Jura ont enregistré plus de 1000 grêlons d’une taille allant de 5 à 15 millimètres.

Une source de données unique pour la science

 «Ce qui nous intéresse, c’est le lieu de l’averse et la taille des grêlons», déclare Luzius Thomi, responsable Analyse spatiale et risques naturels à la Mobilière. La fonction d’alerte de grêle intégrée depuis cinq ans à l’application de MétéoSuisse donne de précieuses informations fournies par la population. «Les capteurs de grêle nous permettent d’obtenir en outre des données précises sur la grêle.»

Radars météo, observations de la population, déclarations de dommages causés aux véhicules et relevés des capteurs automatiques de grêle: la combinaison de ces sources de données est une démarche encore inédite au niveau mondial. Les données du réseau de mesure de la grêle sont aussi prises en compte dans les recherches actuellement effectuées par le Laboratoire Mobilière de recherche sur les risques naturels à l’Université de Berne et permettent de faire sensiblement progresser la science dans ce domaine.

Contact

Mobilière: service médias, media@mobiliere.ch, 031 389 88 44

Informations spécialisées de l’Office fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse: Urs Germann, urs.germann@meteoswiss.ch, 058 460 96 81

20 000 sinistres en un seul jour

La plus forte averse de grêle jamais enregistrée dans l’histoire de la Mobilière a eu lieu le 23 juillet 2009, date à laquelle pas moins de 20 000 sinistres de véhicules ont été déclarés. Les dommages occasionnés aux bâtiments et aux voitures se sont élevés à plus de 60 millions de francs. À l’échelle de tout le pays, l’orage de grêle a causé pour plus de 300 millions de francs de dégâts aux bâtiments, aux véhicules et aux cultures agricoles.

Laboratoire Mobilière de recherche sur les risques naturels

Le Laboratoire Mobilière de recherche sur les risques naturels est le fruit d’une collaboration entre le Centre Oeschger de recherche en climatologie de l’Université de Berne et la Mobilière. Ses axes de recherche sont principalement les processus liés à la grêle, aux inondations et aux orages, ainsi que les dégâts qui en découlent. À la croisée des chemins entre science et pratique, le Laboratoire Mobilière vise à obtenir des résultats dont la collectivité pourra tirer un grand bénéfice. Le soutien accordé par la Mobilière fait partie de l’engagement sociétal de la Mobilière Suisse Société Coopérative.