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la Mobilière

Permettre aux eaux glaciaires de s’écouler sans risque

Le lac des Faverges, sur le glacier de la Plaine Morte, menace le Haut-Simmental. Pour éviter que les eaux glaciaires ne se déversent à nouveau de manière incontrôlée, la commune de la Lenk met en place un système de drainage. Des mesures d’urgence que la Mobilière soutient à hauteur de 130 000 francs. 

Technischer Kurzbericht Entwässerung Gletschersee Lenk

Technischer Kurzbericht Entwässerung Gletschersee Lenk
 

Le glacier de la Plaine Morte se situe à 2700 m d’altitude dans les Alpes bernoises. Au sud, il jouxte le canton du Valais.

Sous l’effet de la fonte des glaces, les eaux de surface ne peuvent plus s’écouler du côté valaisan. C’est ainsi que s’est formé le lac des Faverges. Celui-ci peut se vider en très peu de temps, déversant des millions de mètres cubes d’eau dans la Simme, en direction de la Lenk.

«Le glacier de la Plaine Morte est aussi beau que la vidange inopinée du lac des Faverges est dangereuse, explique Bernhard Bigler, agent général à Spiez. À la Lenk, nous avons déjà plusieurs fois eu l’occasion d’expérimenter le caractère imprévisible de ce lac. Notre compagnie veut prendre ses responsabilités et soutenir le projet de protection contre les crues à hauteur de 130 000 francs.»

Mesures d’urgence en cours

Le projet vise à limiter le volume maximum du lac à l’aide d’un canal glaciaire. Il s’agit d’une mesure d’urgence. Les travaux de construction – estimés à quelque deux millions de francs – devraient être terminés au début de l’été.

Les mesures prévues doivent permettre de mieux protéger le fond de la vallée contre les inondations. «Le Simmental est très dépendant du tourisme. Preuve en sont les nombreux campings et autres installations touristiques. Une vidange massive et incontrôlée du lac glaciaire pourrait même entraîner des sinistres de personnes», s’inquiète Bernhard Bigler.

Depuis juillet 2011, le lac des Faverges du glacier de la Plaine Morte se vidange chaque été, causant des inondations dans le Simmental. Lors des événements de 2018, il s’est vidé en 24 heures et a provoqué des dommages chiffrés à 2,5 millions de francs.

Étant donné que le lac glaciaire va continuer de grossir, ce phénomène d’écoulement risque de s’intensifier, et il faut s’attendre à des dégâts importants si des mesures de prévention adéquates ne sont pas prises.

Trente-six millions de francs pour des projets de prévention

Premier assureur choses du pays, la Mobilière est particulièrement concernée par les catastrophes naturelles: au lendemain des inondations de 2005, elle a prélevé 10 millions de francs sur le Fonds d’excédents de la Coopérative pour les mettre à la disposition de projets de prévention. Aujourd’hui, cette contribution a atteint les 36.5 millions de francs, qui ont déjà été injectés dans 136 projets.

L’engagement sociétal de la Mobilière

En sa qualité d’entreprise opérant sur une base coopérative, la Mobilière peut faire profiter la collectivité de la bonne marche de ses affaires et traduit dans les faits sa responsabilité sociétale. Désireuse de renforcer la confiance des bénéficiaires dans leur capacité créative, elle mène des recherches à l’Université de Berne (climatologie) et à l’EPFZ (analyse de données), soutient la force entrepreneuriale des PME suisses dans le cadre d’un nouveau laboratoire d’idées à Thoune, encourage la prévention des dangers naturels dans les régions de Suisse et continue de promouvoir l’art et la culture.