Claude Barras

Réalisateur – Le cinéma comme miroir de l’identité

Né à Sierre, Claude Barras a tout d’abord suivi une solide formation à Lyon: diplôme en illustration et infographie à l’école Emile Cohl, diplôme d’anthropologie et images numériques à l’Université Lumière. Puis il revient en Suisse et complète ses études avec un diplôme en infographie à l’école cantonale d’art de Lausanne.

Le réalisateur pose volontiers son regard vers les marges du monde, de l’être humain, de l’âme. Il a notamment réalisé Fantasmagories (1997), Mélanie (1998), Casting Queen (1999), Stigmate (2002), Banquises (2005) et le Génie de la boîte de raviolis (2006).

Son dernier film Ma vie de Courgette (2016) a totalement séduit le public de Cannes lors de sa projection à la Quinzaine des réalisateurs. Il a reçu plusieurs récompenses dans des festivals, dont le prix du public au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2016 ainsi que les César du meilleur film d’animation et de la meilleure adaptation en 2017. En Suisse, il a remporté le Prix du meilleur film de fiction au Prix du cinéma suisse. Lors de sa sortie en salle, le film a également conquis le public helvétique. Le succès ne s’est d’ailleurs pas arrêté là puisque Ma vie de Courgette a été présenté à travers le monde, en 60 langues. Et le film a réalisé de belles performances au niveau du nombre d’entrées. Un magnifique exemple de succès du cinéma helvétique!

Le cinéma, matière à réflexion

De son enfance et du temps passé sur les branches du cerisier du jardin familial, planté par son grand-père, Claude Barras a gardé un lien fort avec la terre, les insectes et le monde paysan. Son travail image par image, tout en émotions et en finesse, permet de refléter certaines identités mais aussi de réfléchir à sa propre identité.

A travers son film Ma vie de Courgette, Claude Barras nous fait découvrir la patrie des marginaux. Le film raconte l’histoire d’un petit garçon, Icare, dit Courgette, accueilli dans un orphelinat. C’est avec beaucoup de poésie et de tendresse que la faiblesse y est présentée. Cette histoire est une invitation à voir les différences comme une source de richesses et à ne pas en avoir peur. En même temps, elle nous révèle des pans de notre enfance et de notre personnalité.