
Est-il possible d’influencer les risques biométriques dans la prévoyance professionnelle?
Les risques biométriques, tels que le décès et l'invalidité, représentent des défis majeurs pour les institutions de prévoyance. Nous nous penchons, ci-dessous, sur la manière dont il est possible d’influencer ces risques.
Andrea Aldous , Clianna Testuz Temps de lecture: 3 minutes Dernière mise à jour: novembre 2025
Répercussion sur les risques biométriques
Les risques biométriques, tels que le décès et l'invalidité, représentent des défis majeurs pour les institutions de prévoyance. Ces risques peuvent être influencés par divers facteurs, notamment par la nature du collectif assuré. La Mobilière, en tant qu'institution de prévoyance, offre une couverture complète de ces risques en tenant compte des aspects suivants:
- Secteur et professions: Différentes branches présentent des profils de risque variés qui doivent être pris en compte lors de l'évaluation des risques.
- Expérience de la sinistralité: L’expérience de la sinistralité, qui varie en fonction de la taille du collectif, exerce une influence directe sur l’évaluation des risques.
- Circonstances particulières: Des restructurations ou des changements de la part de
l’employeur peuvent avoir un impact significatif sur le risque. - Taux de compensation salariale: Le rapport entre les prestations fournies et le salaire joue un rôle déterminant dans l’évaluation des risques.
- Niveau des salaires: Des salaires plus élevés peuvent augmenter à la fois le risque et les coûts associés.
Une expérience positive de la sinistralité, en particulier dans le domaine de l’invalidité, indique une amélioration des attentes future en matière de sinistres. À long terme, les employeurs ont tout intérêt à optimiser la sinistralité afin de limiter les coûts.
Influence sur les risques biométriques
La responsabilité de la prévention et de la gestion des absences pour raisons de santé incombe à l’échelon de la direction et à l’ensemble des responsables de conduite. La gestion de la santé en entreprise (GSE) est une affaire de direction et cette responsabilité ne peut pas être déléguée. Statistiquement, les mesures de gestion de la santé en entreprise sont en corrélation négative avec les chiffres d’absentéisme, ce qui signifie que la mise en œuvre d’une gestion systématique de la santé en entreprise fait baisser l’absentéisme.
En tant qu’assureur de risques biométriques de la vie, la Mobilière propose des prestations dans les domaines de la gestion de la santé en entreprise (GSE) et du Case Management (CM). L’équipe GSE de la Mobilière se concentre sur des solutions préventives visant à promouvoir la santé des collaboratrices et collaborateurs et s’adresse à toutes les entreprises, y compris les institutions de prévoyance et les employeurs affiliés. En plus d’une analyse globale de la situation actuelle de l’entreprise, l’équipe GSE élabore des mesures pour optimiser les actions de promotion de la santé sur le lieu de travail et accompagne leur mise en œuvre. Par ailleurs, la Mobilière met à disposition une équipe de case managers qui offrent un accompagnement personnalisé aux collaborateurs malades ou accidentés le cas échéant. Leur mission consiste à surveiller le processus de guérison et d’accompagner les collaborateurs dans leur réinsertion professionnelle.
Les risques de santé sont un facteur d’augmentation de coûts
Lorsqu’un collectif assure soudainement des risques qui influent négativement sur la structure de risque de l’institution de prévoyance, le coût des risques assurés augmente. Cet effet est d’autant plus faible que le collectif d’assurés est grand et homogène (c’est-à-dire que les prestations assurées sont similaires en nature et en montant). Dans de tels cas, une personne assurée présentant un risque de santé élevé – une «particularité» – a moins d’importance sur le plan actuariel. Les examens de santé peuvent y remédier, mais les possibilités légales de limiter les risques sont restreintes (art. 14 LFLP). De plus, le recrutement de personnel qualifié peut être rendu plus difficile.
Certaines institutions de prévoyance appliquent des critères relativement stricts en matière d’examen de santé, tandis que d’autres n’effectuent un examen de santé que lorsque les prestations assurées sont très élevées. La gestion des réserves pour raisons de santé varie également selon le marché. La Mobilière adopte une approche intermédiaire: nous réduisons le nombre d’examens de santé et concentrons nos efforts sur les risques plus importants. En outre, le niveau de prestations qui existait avant l’admission dans l’institution de prévoyance est pris en compte dans certains cas.
Éviter les incitations erronées
Le niveau des prestations assurées peut avoir une incidence négative sur le risque. Lorsque des prestations d’invalidité élevées ou très élevées sont assurées par rapport au revenu perdu, cela peut créer une incitation à les faire valoir. Cela complique les mesures de réinsertion sur le marché du travail. C’est particulièrement le cas en période de crise économique, en particulier lorsque les salaires sont élevés. Un plafond de surassurance, combiné à d’autres prestations admissibles à hauteur de 90% du revenu présumé perdu, offre une protection limitée, étant donné que le revenu net est généralement bien inférieur à 90% du revenu brut.
Points importants à retenir
En matière de gestion des risques biométriques dans la prévoyance professionnelle, les aspects suivants sont importants.
Affaire du chef
La gestion de la santé en entreprise relève des responsables de conduite.
Examen individuel du risque
Lors de l’entrée dans l’institution de prévoyance ou de l’augmentation des prestations, il convient de procéder à un examen individuel du risque.
Prévenir la surassurance
Éviter d’assurer des prestations trop élevées, afin de prévenir la surassurance.