Montez, on voit mieux d’en haut!

Grande première à la Mobilière: Eric Dietrich (42 ans), inspecteur des sinistres choses à la Direction, s’est fait assister d’un inspecteur très particulier: un drone.

Eric Dietrich est un inspecteur des sinistres averti et son passé dans le domaine du bâtiment lui est très utile car selon ses dires «tous les sinistres sont singuliers et il n’y a pas deux cas identiques.» Il a l’habitude de gérer des sinistres compliqués. Pourtant, jamais il n’a eu un tel soutien dans sa tâche. Aujourd’hui, c’est un drone qui va l’aider.

Une toiture d’hier, une technologie de demain

C’est dans la maison de retraite des Soeurs de Sainte-Croix qu’Eric Dietrich nous emmène. En plein centre de Fribourg, à proximité du boulevard de Pérolles, se trouve un véritable havre de paix, un lieu hors du temps. L’inspecteur, enfant de la région, connaît bien ce quartier. Et il est chaleureusement accueilli par les résidentes impatientes de voir le drone en action.

Un bâtiment complexe

Dernièrement, des taches sont apparues sur les murs à l’intérieur de l’ouvrage. C’est mauvais signe: de l’eau s’infiltre. La maison a 34 ans et sa configuration est relativement compliquée. Le toit, du même âge, présente également des particularités qui rendent la situation difficile: une surface de 200 à 250 m2 avec des ardoises friables en Eternit et contenant probablement de l’amiante. Le toit comprend beaucoup de raccords en ferblanterie en raison de ses différentes parties. Tout cela le rend fragile. Sans oublier que le chéneau est encaissé, non visible de l’extérieur. Donc une double difficulté: des éléments cachés à analyser et des risques d’endommager le toit en se promenant dessus.

À chaque sinistre son approche

Une solution innovante s’est donc très rapidement imposée. Par le passé, il aurait fallu monter des échafaudages pour aller sur le toit. Il aurait fallu ensuite l’ouvrir pour chercher la cause du sinistre. Une technique aléatoire, coûteuse et avec des risques humains. C’est là que le drone, avec ses avantages non négligeables, fait son entrée. Il va survoler le toit pendant quelque 15 minutes, le temps de l’autonomie de sa batterie. 15 minutes ô combien précieuses! En effet, les images sur la tablette montrent des ardoises éclatées sur le faîte du toit. Elles font apparaître de nombreux raccords en ferblanterie. Autant de points faibles car les différences de température provoquent des variations dimensionnelles du matériau et peuvent déchirer les joints de dilatation.

Ensuite l’analyse et l’interprétation

Ces images numériques brutes doivent ensuite être analysées et interprétées. Il va falloir agrandir les photos, regarder en détail certains points, prendre le temps de comprendre pour trouver la cause exacte du sinistre. Un travail minutieux et méthodique attend Eric Dietrich. Son passé dans le domaine du bâtiment lui confère un grand avantage. Il associe au quotidien des connaissances techniques à des fins diagnostiques et le sens des relations humaines, tellement appréciéss des clients.

Aux grands maux, les grands remèdes

La Mobilière engage un drone pour l’inspection de sinistres. Eric Dietrich, inspecteur des sinistres, maîtrise parfaitement sa télécommande, contrairement au photographe de notre spot «Chère Mobilière».