Feux dans le chantier naval Périsset à Estavayer-le-Lac

Mercredi, 16. Septembre 2015

Un gros incendie détruit le chantier naval Périsset à Estavayer-le-Lac. Un sinistre qui se chiffre à des millions. Mais la Mobilière apporte de l’espoir.

Text et vidéo : Olivier Messerli

Une odeur de plastique brûlé imprègne le site. Nous sommes le lendemain du gros incendie qui a touché le chantier naval Périsset à Estavayer-le-Lac. Martin Steinauer, expert en sinistres à la Mobilière, inspecte les voiliers carbonisés et les tas impressionnants de décombres. La famille Müggler-Périsset, propriétaire du chantier, ne peut que constater les dégâts.

De la chance dans le malheur

Le 9 septembre, au petit matin, le chef d’atelier Patrick Cantin est alerté par un collaborateur. Un incendie s’est déclaré dans l’entrepôt. Le feu se répand à une vitesse extrême. En quelques minutes, tout le bâtiment est en flammes. M. Cantin, sa sœur Fabienne Gobet et leur mère Monique Müggler-Périsset sont contraints de regarder, impuissants, l’entreprise familiale partir en flammes. «Heureusement, personne n’a été blessé», déclare Monique Müggler-Périsset. Une collaboratrice qui se trouvait dans le bâtiment a pu se mettre à l’abri à la dernière minute.

Ce n’est que l’année dernière que Monique Müggler-Périsset a transmis l’entreprise à ses enfants. Pour la nouvelle génération, qui s’est lancée corps et âme dans l’aventure, cet incendie est un coup du sort. Toutefois, Fabienne Gobet et Patrick Cantin sont résolus à ne pas baisser les bras. Pour le constructeur naval, «l’essentiel est de pouvoir nous remettre au travail aussi vite que possible». Pour ce faire, les jeunes entrepreneurs ont besoin en toute urgence de locaux provisoires. Martin Steinauer s’occupe de l’organisation en installant un bureau mobile, où Fabienne Gobet peut effectuer les tâches administratives les plus urgentes. Dès que le site sera nettoyé, d’autres conteneurs seront installés.

Une reconstruction d’un an

Entre-temps, l’origine du sinistre a été déterminée: l’incendie a été causé par un défaut d’un chaufage électrique. «Il s’agit d’un sinistre total, d’un montant d’environ 2,5 millions de francs», indique Martin Steinauer. La reconstruction du chantier naval prendra au moins un an, durant lequel la Mobilière sera aux côtés de la famille Müggler-Périsset pour la conseiller. Patrick Cantin est également aux côtés de ses collaborateurs. Il a déjà trouvé une solution dans le voisinage pour son apprenti Benoît Alt. Ce dernier pourra effectuer sa troisième année d’apprentissage dans le chantier naval de Pierre Blaser.